Réalisation
Le projet
À Rennes, dans un quartier urbain dense, le projet Stria prouve qu’un jardin de ville peut être à la fois graphique et généreux, structuré et vivant, moderne et profondément intemporel. Sur une surface d’environ 100 m², tout a été repensé, depuis le seuil d’entrée jusqu’au fond du terrain, en cherchant à révéler le caractère du lieu plutôt qu’à l’effacer.
L’entrée donne déjà le ton. Le portillon mène jusqu’à l’escalier, retravaillé en grès cérame et pavage en grès multicolore, avec de chaque côté des bacs en aluminium de chez Adezz laqués anthracite accueillant graminées, vivaces et petites grimpantes qui encadrent la porte. Un panneau en palis de schiste cache discrètement les poubelles. Sur le mur bahut existant, une clôture classique vient compléter la façade et accentuer son caractère.
C’est à l’arrière que le jardin se déploie pleinement. La terrasse bois existante, en pin au caractère champêtre assumé, a été valorisée et enrichie d’une cuisine d’été Kostum, intégrée naturellement dans la composition. De là, une circulation en palis de schiste, joints habillés de couvre-sols tapissants, relie la terrasse jusqu’à l’abri de jardin, guidant le regard et les pas à travers les massifs.
Les massifs sont denses, généreux, résolument bucoliques. Hortensias Annabelle, petits arbustes, graminées et vivaces fleuries se mêlent dans une palette qui déborde et adoucit chaque angle. Sur les côtés mitoyens, des panneaux vénitiens en Douglas biseauté, aux lames qui allongent visuellement le terrain, gèrent les vis-à-vis sans fermer l’espace. Des arbres rideaux plantés au pied apportent la hauteur nécessaire pour masquer l’extension des voisins, tout en laissant filtrer la lumière. Des supports de grimpantes adossés aux clôtures introduisent la verticalité végétale et cassent le rythme des longueurs de panneaux.
Au fond du jardin, un espace salon se dessine autour d’une terrasse en palis de schiste joints secs, avec des assises en bois intégrées dans une alcôve végétale. Le puits existant a été transformé en brasero en acier corten de la marque Adezz, pièce maîtresse de cet espace. L’oxydation du corten fait écho aux reflets du schiste qui patine avec le temps, un dialogue de matières qui donne à l’ensemble sa chaleur et sa cohérence.
C’est là toute la force de ce jardin. Le schiste brut mais taillé, le bois chaleureux et champêtre, l’acier corten qui s’oxyde, les lignes rectilignes des panneaux vénitiens adoucies par la végétation foisonnante. Des matériaux nobles, honnêtes, qui ne vieilliront pas mais se bonifieront. Dans cinq ans, dans vingt ans, la structure sera toujours là, intacte dans son caractère, pendant que le végétal, lui, continuera d’évoluer, de s’épaissir, de surprendre. C’est ça, un jardin vivant.
Décrivez-le moi. Je reviens vers vous sous 48 h avec une proposition adaptée.